PERSPECTIVE  D'AVENIR

La RDC est encore oubliée par de nombreux  investisseurs internationaux, qui gardent en mémoire le souvenir du conflit prolongés durant les années 1990 et les récents affrontements à l’Est de Kivu, réprimés fin 2013. Cependant, les indicateurs macro-économiques et de gouvernance se sont rapidement améliorés ; ces gains, ajoutés  aux considérables ressources naturelles du pays, font de la RDC un « pays débordant de potentiel », pour reprendre les mots de la Banque mondiale.

Les prévisions de croissance de la RDC sont très encourageantes : alors que la croissance a ralenti de 2,8% en 2009, en raison de la crise économique mondiale, l’économie du pays a depuis rebondi avec un taux de croissance de 8,1% en 2013 et des projections de croissance à 8,5% et 8,6%, respectivement en 2014 et 2015.

Cette croissance est tirée par les industries extractives ainsi que par des investissements dans les infrastructures routières et énergétiques et une campagne agricole réussie, lancée en 2012.

D’autres indicateurs macroéconomiques sont aussi positifs. Les niveaux d’inflation élevés, par le passé, ont laissé la place à des taux d’inflation faible, de l’ordre de 1%, grâce à une politique monétaire restrictive. L’inflation devrait augmenter légèrement, en raison de la hausse de la demande globale, mais elle devrait rester en dessous de 4%. 

Le risque de change a égal ement diminué, suite aux politiques fiscales et monétaires prudentes, qui ont gardé  le franc congolais stable. De leur côté, les réformes gouvernementales de 2010, concentrées sur l’amélioration du climat des affaires en RDC, ont porté leurs fruits, surtout avec la promulgation de la loi du libre marché pour améliorer le climat des affaires et l’introduction du « guichet unique », qui réduit le temps et le coût de l’ouverture d’une entreprise ou de toute autre activité commerciale.

Ces réformes vont de la création de processus transparents à la réduction du poids de la bureaucratie pour les start-ups et l’application de programme anti-corruption. 

Ces changements, qui font partie d’une série de réformes en cours d’élaboration, ont contribué à créer un environnement favorable aux investisseurs et ouvrir de nombreux secteurs à travers tout le pays à des investisseurs privés.

Avec une croissance en forte hausse et des ressources riches, la RDC en est rapidement venue à concurrencer les autres marchés émergents comme destination de choix des investisseurs étrangers.

Au cours des dix dernières années, les investissements ont augmenté de plus de 20 fois, révélant clairement l’intérêt grandissant de la communauté des investisseurs, qui gardent à l’esprit la progression graduelle de la RDC. La richesse minérale de la RDC, le capital humain, les capacités de fabrication et l’agriculture représentent un énorme potentiel. L’exploitation des minéraux compte à elle seule pour 24 milliards de dollars de la richesse nationale. 

Maintenant que l’Afrique abrite la classe moyenne qui se développe le plus vite au monde, des chaînes de grande distribution comme Carrefour se retirent de certains marchés émergents mais envisagent d’ouvrir des magasins dans des pays comme la RDC. Ces signaux positifs dans l’économie, la gouvernance et la situation sécuritaire de la RDC font de ce pays une destination de plus en plus attrayante et rentable pour les investisseurs étrangers, intéressés par les « marchés frontières » (marchés naissants), en particulier pour ceux qui cherchent à investir à un stade précoce du développement de la RDC.